19 juin 2007
M comme...
Petit cadeau de ma Sophie.
Et pour reprendre ses mots:
Un carnet parce que je les collectionne et pour que je garde le goût d'écrire
Un Moleskine parce que c'est juste complètement trendy
Paris parce que... Paris!
01 novembre 2006
Le pourquoi du comment des prix littéraires
Pour mon premier article dans le Dauphiné, j'ai penché sur la "Question du Jour", une rubrique qui consiste à recueillir le sentiment de trois passants sur un sujet chaque jour différent.
Par chance, ce samedi, la question semblait faite pour moi: "Les prix littéraires influencent-ils vos achats?"
Je serai tentée de répondre: Oui... et Non! Comme à mon habitude ;)
NON, parce que je n'achète jamais un livre dès sa parution.
J'attends, pour d'évidentes raisons matérielles, sa sortie en poche - et aussi parce qu'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'1 livre à 20€ = 4 livres de poches.
95% de ma bibliothèque a d'ailleurs été chiné, de vide-greniers grenoblois en braderies lilloises, de communautés Emmaüs en bacs à 50 cents chez Gibert.
Et OUI, parce que le week-end dernier encore, je suis repartie d'une vente Amnesty International les bras chargés de romans, et parmi eux, de nombreux Goncourt et consorts: Christine Angot, Paule Constant ou Jean Echenoz, des livres primés qui ont aiguisés ma curiosité.
Pourquoi eux? Qu'est ce que LA littérature? Qu'est-ce qu'un bon roman? Qu'est-ce qu'un écrivain? Le talent est-il mesurable à l'aune d'un prix?
Autant de questions qui resteront sans doute sans réponse, ou pas. Le pourquoi du comment des prix littéraires.
08 juillet 2006
Paul ELUARD, L'Amour la Poésie (1929)
"Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et le sillage de tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels
Et quand tu n'es pas là.
Je rêve que je dors je rêve que je rêve"
07 juillet 2006
Préambule à la Minute Poétique
J'inaugure aujourd'hui une nouvelle sorte de post, qui pourrait s'intituler "la minute poétique"...
Parce qu'un peu de poésie ne fait pas de mal...
Parce que les mots sont comme des anges, et quoi de plus doux que de les aimer pour ce qu'ils sont, ce qu'ils expriment, ce qu'ils provoquent en nous.
Leurs sonorités, la multiplicité des sens, ce jeu des lettres et de la phrase.
Cette lenteur lorsqu'on lit, très doucement, en les détachant syllabes après syllabes, comme des bulles de savons qui se forment puis s'élèvent dans l'air.
Ce ciel, enfin, cet enchevètrement savant de bulles de toutes tailles, dont les reflets changeants s'animent encore ,et se jouent, des rayons du soleil.
Un poème.
29 juin 2006
La Grammaire est une chanson douce
Un
post, en forme de douce provocation (quel bel oxymore!), pour m'élever
contre les attaques répétées de notre société envers une cause qui
m'est chère: l'orthographe!
Au risque d'en choquer plus d'un par ces lignes aux empreintes réactionnaires, je m'élève contre le langage texto, les abréviations incompréhensibles sur msn et la banalisation d'affligeantes fautes de grammaire dans les mails.
L'orthographe n'est, certes, pas la discipline la plus palpitante, ni la plus à la mode, mais elle reste une discipline, aux deux sens du terme. Discipline de l'écolier, et discipline tout court, de l'esprit, de soi envers les autres. Un forme de respect, un code de bonne conduite dans les rapports humains.
On trouvera déplacé de ne pas se fendre d'un bonjour-aurevoir-s'il vous plait-merci, je trouve déplacé d'arriver à caser 5 fautes de grammaire dans 4 lignes de texte, déplacé de sortir un quotidien du soir avec une énorme faute d'orthographe en gros titre, déplacé encore de ne pas prendre la peine de se relire avant d'envoyer un mail.
Suis-je une psychorigide de l'orthographe? Sans aucun doute...et pourtant...
Le titre de ce post est emprunté à un livre d'Eric Orsenna, que je vous recommande d'ailleurs ;)
13 juin 2006
A la recherche du temps perdu
Pour mon anniversaire, mes grands-parents m'ont abonnée au Magazine Littéraire. Et je ne saurais m'en lasser...
Les
articles, en plus d'être bien écrits, se révèlent très documentés,
fouillés, illustrés, un tantinet élitistes...Amoureux des auteurs et de
la littérature, philosophes contemporains, biographes, chercheurs y
exercent leurs plumes.
Je ne suis pas seulement intéressée mais
subjuguée. Le numéro consacré à Boris Vian m'a captivée pendant plus
d'une semaine, j'ai redécouvert avec délice les vies de St Exupéry et
me passionne actuellement pour l'existence d'Albert Camus, que je
connaissais très peu.
Je reviens plusieurs années en arrière: en terminale, lorsque j'engloutissais 1 roman chaque jour, ou en hypôkhâgne quand je dissertais littérature du XVIIIème ou poésie contemporaine avec mes condisciples...
C'est comme la source qui s'était tarie, l'étincelle qui manquait dans mon existence, la vie que je n'avais plus...
La vie, les livres. Tant de choses et puis plus rien.
Le temps retrouvé.
27 mai 2006
L'Amour, roman
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé lire. A cinq
ans déja, je lisais en cachette mes Pomme d'Api, à la lueur d'une lampe
électrique, quand mes parents me croyaient sagement endormie...
J'ai développé pour les livres un amour à la fois sage et enflammé, fait de dépendance et de respect mutuel, de fidélité et de passion dévorante... Car c'est un lien charnel que celui qui nous unit, un désir physique, d'aimer et de posséder l'autre...
J'ai longtemps vécu par procuration, ces vies couchées sur le papier m'épargnant la douloureuse, mais souvent salvatrice, corvée de l'épanchement... J'ai cru ne jamais pouvoir me soustraire de ce cercle infernal. Et puis...
Ainsi va la vie, ainsi vont les livres.
Notre amour a résisté au temps, à l'habitude, au quotidien, à quelques infidélités...il n'en est que plus fort aujourd'hui.
Et je ne cesse de l'alimenter, cette quète de la possession...qui me mène si souvent, enfiévrée, frissonnante, à fouiller frénétiquement les bacs de St Michel, à la recherche de quelques miettes oubliées de notre amour.
Le miracle chaque fois se produit, cet émerveillement des sens, cette volupté, l'oeuvre de quelques savants volumes aux feuillets jaunis qui savent comme personne combler l'absence et la faim de l'autre.
Le titre de ce post est un clin d'oeil à l'écrivaine contemporaine Camille Laurens.




