La Princesse aux petits pois

L'Univers de Contes de Fée d'une princesse un peu déjantée

30 mars 2007

Vincent Delerm et moi



Hier soir, j'étais au concert de Vincent.
Je veux dire Vincent Delerm.
Ce fût un grand moment. Un immense moment.
Que je vous raconterai peut-être à l'occasion; mais le sujet du jour est autre.

Je m'en vais ici faire une révélation décisive sur mon existence:
Je suis amoureuse de Vincent Delerm.

Vincent, c'est un peu mon idéal, l'homme de ma vie, la quintessence de mes fantasmes. Mon mec en mieux?

Vincent, comme mon Prince, a la voix douce et grave, une maigreur un peu enfantine, des doigts de pianiste et, parfois, de petites lunettes d'intello...
Vincent, comme mon Prince, a des parents profs de lettres qui ont couvé leur fils unique, une tendresse pour les filles fragiles et rigolotes, un bon sens de l'humour...

Oui... mais...

Vincent est un musicien rêveur, le gratteur de guitare qui fredonne à l'oreille des filles...
Mon Prince m'a bien entonné, un jour, trois accords du My Girl de Nirvana. Mais la guitare a depuis été remisée au placard, puis impitoyablement vendue sur Ebay...

Vincent cultive la barbe de 3 jours, si sensuelle sur un garçon aux airs d'adolescent fragile...
Mon Prince s'y adonne bien le week-end. Mais, dans la vie, le Prince est banquier à La City, un royaume où le poil est banni.

Vincent est un poète, un amoureux des mots, de la rime et des figures de style.
Poète, mon Prince l'est à ses heures perdues. Mais avec moins de réussite; et le volume d'Eluard que je lui ai offert il y a des lustres pourrit tranquillement au fond d'un tiroir...

Vincent, comme dit Renaud, est une icône bobo.
Mon Prince, lui aussi, a son quart d'heure bobo. Mais surtout la première syllabe...

Les Contes de Fée finissant toujours bien, mon Prince possède néanmoins un atout royal que n'a pas le fantasmagorique Vincent: ses mots doux, eux, sont bien réels, et égoïstement destinés à ma seule petite personne...

Ouf!
Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...

Posté par clarchen à 00:32 - Le Divan - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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